1 an de rédaction web : le bilan en chiffres et en émotions

Nous sommes le 7 avril 2020 et cela fait aujourd’hui un an jour pour jour, que j’ai crée ma micro-entreprise. L’occasion de fêter ça, sans avoir sous la main de bougies, ni de gâteau d’anniversaire, en cette période de confinement.

J’ai beaucoup hésité avant d’écrire et publier cet article. Pourquoi ? Car premièrement, je suis un rédacteur qui ne roule pas sur l’or. Deuxièmement, je me suis demandé quelle valeur cela allait vous apporter à vous, lecteurs, car je pars du principe que mes articles, que vous les jugiez bons ou mauvais, doivent vous apporter quelque chose : une connaissance, une information ou une émotion.

Alors, comment cette aventure a démarré ? Je n’ai plus la date exacte en tête, mais si l’on part du point zéro de mon parcours entrepreneurial, je considère avoir démarré le 16 mai 2018. Pourquoi avoir retenu cette date ? Parce que, à ce moment-là, cela fait un an que mon grand-père est décédé.

Pendant un an, je commence à créer un blog, ainsi qu’une chaîne Youtube, bien loin de la rédaction web. Et pour cause : je parle d’indépendance financière, d’argent et de liberté. Je me prends pour Antoine BM, Youtubeur de talent, qui fédère des centaines de milliers de personnes à travers ses vidéos. Sauf que je ne suis pas Antoine. Et au final, je me prends surtout les pieds dans le tapis. Début 2020, la chaîne recense 80 malheureux abonnés.

Si je prends un plaisir fou à faire ces vidéos et à transmettre à travers celles-ci mes connaissances sur la liberté financière, la réalité me rappelle à l’ordre : le bénévolat, c’est sympa, mais il y a un moment où il faut manger, mon ami.

Mes débuts en rédaction web

Petit retour en arrière : je me lance en avril 2019 en tant que rédacteur, sur les plateformes dédiées. Et, surprise : mon « chiffre d’affaires » qui frôlait les 40 euros par mois, se transforme en 400 euros à la fin du mois d’avril ( ou fin mars je ne sais plus ). Je sais que ce passage va susciter les railleries de certains rédacteurs web émérites qui gagnent des milliers d’euros par mois, qui « pètent dans la soie », et qui ont sans doute oublié ce qu’étaient les débuts difficiles en entrepreneuriat, pour la majorité des créateurs d’entreprises.

Mais vous ne pouvez pas imaginer le soulagement que cela a été pour moi, le fait de voir mon entreprise enfin « décoller », même si elle rasait encore le sol. Mais peu importe. Je suis comme les frères Wright à ce moment-là ( les pionniers de l’aviation ). Mon avion décolle sur 20 mètres, mais je suis ivre de bonheur.

Les mois suivants, la progression est perceptible : 450 € en mai, 500 € en juin, 600 € en juillet, 700 € en août. Auquel je rajoute d’autres sources de revenus au fil des mois, ce qui me permet d’atteindre 1000 € net au mois de décembre, puis de gagner le smic en janvier. Pas de quoi se pavaner ( et d’ailleurs, ce n’est pas mon genre ) mais c’est une véritable marche supplémentaire qui est gravie.

Gagner 1500 euros/ mois en rédaction web : des occasions manquées

Il y a quelques semaines en arrière, je reçois une proposition sur Malt, de la part d’une célèbre société d’enseignement en ligne. On part sur un devis qui dépasse le smic et qui tourne autour des 1400 €. Je compte à peu près une quinzaine de jours de travail pour effectuer cette prestation. Ce qui permet d’ajouter encore quelques missions supplémentaires en rédaction web, et de gagner, à minima, 1500 €, encore une fois, sans se tuer à la tâche. La mission est sur le point de démarrer.

Hélas, concours de circonstances, la mission est finalement reportée, car la personne qui travaillait initialement avec l’organisme a pu finalement se libérer pour travailler sur cette mission. Si je peux vous donner un conseil : quand l’on vous dit non pour un devis, ou que votre mission est reportée, demandez toujours le motif du refus.

Je sais que cela paraît bête, dit comme cela, mais beaucoup de freelances pensent que cette réponse négative va à l’encontre de leur personne. Alors, que ce n’est pas forcément contre vous. Cela peut simplement varier en fonction des circonstances.

Quelques jours plus tard, j’ai eu une seconde proposition de mission dans le domaine de l’immobilier. Même chose avec un devis qui atteignait le seuil relativement confortable des 1500 €, encore une fois, sans devoir bosser comme un esclave. Si je n’ai pas eu de confirmation, la crise du coronavirus est passée par là, et a fait capoter la prestation en question.

Pour l’après-coronavirus : gardons espoir et construisons le ciel

Pour finir cet article anniversaire, je m’adresse à tous les rédacteurs, grands comme petits. Je sais que beaucoup d’entre vous sont forcément impactés par les circonstances actuelles. Ainsi, que vous gagniez 500 ou 5000 €, je souhaite vous apporter mon soutien. Vous avez tous une formidable compétence. Celle de savoir écrire et rédiger. Alors, inutile de se diviser, de tirer la couverture à soi, ou de penser qu’un rédacteur qui vend des formations est forcément un escroc ou un incompétent. Avançons ensemble, unis et solidaires, pour sortir plus fort de la crise, et faire (re)décoller nos business respectifs.

Merci de m’avoir lu jusqu’au bout. N’hésitez pas à commenter sous les articles, je suis très peu connecté sur les réseaux sociaux.

Amicalement

Eric

2 comments on “1 an de rédaction web : le bilan en chiffres et en émotions”

  1. Magali Répondre

    Un parcours qui démarre bien, dommage que le covid – 19 se soit invité à la fête, en effet. Un beau bilan pour vos débuts, qui j’en suis certaine, ne fera que s’améliorer au fil des ans, 🙂 et des contrats.

    • admin4962 Répondre

      Merci Magali, pour vos encouragements 😉 hé oui le Covid, quand il ne tue pas, envoie notre business à l’hôpital…

Leave A Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *